événement
Séminaire d' »Antiquité, territoire des écarts » : Penser et pratiquer le comparatisme après Marcel Detienne (2026-2027, Université Paris Cité)
Date de l'événement : 17/11/2026
Lieu de l'événement : Université Paris Cité, site des Grands Moulins
Site web de référence : https://labantique.hypotheses.org/
Association ATE– Université Paris Cité
Programme initié par Claude Calame, Cassandre Martigny, Maxime Pierre, Marie Saint Martin
Université Paris Cité, site des Grands Moulins, rue Thomas Mann 75013 Paris
Salle 682 C (Grands Moulins, 6e étage), de 18h à 20h
Après une première année riche en échanges (programme 2025-2026), le séminaire "Penser et pratiquer le comparatisme après Marcel Detienne" se poursuit pour une deuxième session.
À partir de l’ouvrage dans lequel Marcel Detienne nous suggérait de « comparer l’incomparable », le nouveau séminaire ATE propose des interrogations épistémologiques et critiques sur les approches comparatistes[1]. Le travail de Detienne sur le comparatisme en anthropologie culturelle et sociale et singulièrement en anthropologie historique fonde une méthode à laquelle les études comparatistes reviennent avec régularité. La comparaison est indispensable en particulier aux historiennes et historiens de l’Antiquité gréco-romaine, dans la mesure où ils se trouvent face à des textes et des images dont le contexte ethnographique (pratiques rituelles, religieuses, politiques) manque : la comparaison leur permet de restituer à l’objet poétique ou iconique l’épaisseur d’une pragmatique.
Vingt-cinq ans plus tard, que sont devenues les propositions de Detienne ? Quelle pertinence et quelles éventuelles limites montrent-elle dans le champ des études de l’Antiquité ? Comment ont-elles été reçues dans le domaine des études littéraires qui intègrent l’Antiquité comme objet ? Et finalement que faire du projet et de la méthode comparatiste aujourd’hui ? L’élaboration d’un « comparatisme différentiel » qui s’attache à distinguer les époques et les lieux, développé notamment par Ute Heidmann en littérature comparée et également défendu par Luciano Canfora pour penser le lien entre « nous et les anciens » en dehors de la recherche d’une prétendue « identité », ou encore d’un comparatisme de l’écart (Florence Dupont), confrontant l’Antiquité gréco-latine à d’autres cultures pour déconstruire les évidences de la pensée européenne, suffit-elle à conjurer dans la pratique l’universalisme que suppose encore trop souvent le geste comparatiste ? Près de dix ans après la parution des actes d’un congrès proclamant « le comparatisme comme approche critique[2] », et notamment du premier volume « Affronter l’Ancien », que sont devenues les pistes ouvertes par ces six volumes représentant un répertoire pour le comparatisme, donnant à lire la variété, mais aussi parfois le bricolage, qui caractérisent les approches comparatistes ? À travers quelles méthodologies les « partages de l’Antiquité[3] » sont-ils pensés aujourd’hui ?
[1] Marcel Detienne, Comparer l’incomparable., Paris, Éditions du Seuil, coll. Points, 2009.
[2]Anne Tomiche (dir.), Le Comparatisme comme approche critique, Paris, Classiques Garnier, 2017.
[3]Véronique Gély, « Partages de l’Antiquité. Les Classiques grecs et latins et la littérature mondiale », Revue de littérature comparée, vol. 344, n° 4, 2012, p. 387–395.
Programme du séminaire (2026-2027) :
17 novembre 2026 : Cassandre Martigny (Université de Strasbourg), « Décentrer la réception des textes antiques : perspective comparatiste et épistémologies féministes »
8 décembre 2026 : Laura Massetti (Università di Napoli ‘L’Orientale’), « Hymnes homériques et "mythologies" japonaises »
19 janvier 2027 : Philippe Descola (EHESS, Collège de France), « Comparer les comparatismes »
2 février 2027 : Jean-François Cottier (Université Paris Cité), « Sagashkau : Abietibus testa consita : le latin comme outil de comparaison dans les lexiques des langues autochtones de Nouvelle-France »
30 mars 2027 : Fabien Cavaillé, « Le parallèle des spectacles de France et d'Asie : usages d'une comparaison aux XVIIe et XVIIIe siècles »
27 avril 2027 : Anne Tomiche (Sorbonne Université) (titre à préciser)
25 mai 2027 : Alessandro Buccheri (EPHE), « Situer les dieux dans l’environnement ‘naturel’ ? Esquisse d’un projet comparatiste à partir du polythéisme grec antique (projet ERC POLYBOTA) »
8 juin 2027 : Carole Boidin (Université Paris Nanterre), « L’Âne d’or, un classique nord-africain ? Des études de réception à l’écart ethnopoétique » (titre provisoire)
Programme initié par Claude Calame, Cassandre Martigny, Maxime Pierre, Marie Saint Martin
Université Paris Cité, site des Grands Moulins, rue Thomas Mann 75013 Paris
Salle 682 C (Grands Moulins, 6e étage), de 18h à 20h
Après une première année riche en échanges (programme 2025-2026), le séminaire "Penser et pratiquer le comparatisme après Marcel Detienne" se poursuit pour une deuxième session.
À partir de l’ouvrage dans lequel Marcel Detienne nous suggérait de « comparer l’incomparable », le nouveau séminaire ATE propose des interrogations épistémologiques et critiques sur les approches comparatistes[1]. Le travail de Detienne sur le comparatisme en anthropologie culturelle et sociale et singulièrement en anthropologie historique fonde une méthode à laquelle les études comparatistes reviennent avec régularité. La comparaison est indispensable en particulier aux historiennes et historiens de l’Antiquité gréco-romaine, dans la mesure où ils se trouvent face à des textes et des images dont le contexte ethnographique (pratiques rituelles, religieuses, politiques) manque : la comparaison leur permet de restituer à l’objet poétique ou iconique l’épaisseur d’une pragmatique.
Vingt-cinq ans plus tard, que sont devenues les propositions de Detienne ? Quelle pertinence et quelles éventuelles limites montrent-elle dans le champ des études de l’Antiquité ? Comment ont-elles été reçues dans le domaine des études littéraires qui intègrent l’Antiquité comme objet ? Et finalement que faire du projet et de la méthode comparatiste aujourd’hui ? L’élaboration d’un « comparatisme différentiel » qui s’attache à distinguer les époques et les lieux, développé notamment par Ute Heidmann en littérature comparée et également défendu par Luciano Canfora pour penser le lien entre « nous et les anciens » en dehors de la recherche d’une prétendue « identité », ou encore d’un comparatisme de l’écart (Florence Dupont), confrontant l’Antiquité gréco-latine à d’autres cultures pour déconstruire les évidences de la pensée européenne, suffit-elle à conjurer dans la pratique l’universalisme que suppose encore trop souvent le geste comparatiste ? Près de dix ans après la parution des actes d’un congrès proclamant « le comparatisme comme approche critique[2] », et notamment du premier volume « Affronter l’Ancien », que sont devenues les pistes ouvertes par ces six volumes représentant un répertoire pour le comparatisme, donnant à lire la variété, mais aussi parfois le bricolage, qui caractérisent les approches comparatistes ? À travers quelles méthodologies les « partages de l’Antiquité[3] » sont-ils pensés aujourd’hui ?
[1] Marcel Detienne, Comparer l’incomparable., Paris, Éditions du Seuil, coll. Points, 2009.
[2]Anne Tomiche (dir.), Le Comparatisme comme approche critique, Paris, Classiques Garnier, 2017.
[3]Véronique Gély, « Partages de l’Antiquité. Les Classiques grecs et latins et la littérature mondiale », Revue de littérature comparée, vol. 344, n° 4, 2012, p. 387–395.
Programme du séminaire (2026-2027) :
17 novembre 2026 : Cassandre Martigny (Université de Strasbourg), « Décentrer la réception des textes antiques : perspective comparatiste et épistémologies féministes »
8 décembre 2026 : Laura Massetti (Università di Napoli ‘L’Orientale’), « Hymnes homériques et "mythologies" japonaises »
19 janvier 2027 : Philippe Descola (EHESS, Collège de France), « Comparer les comparatismes »
2 février 2027 : Jean-François Cottier (Université Paris Cité), « Sagashkau : Abietibus testa consita : le latin comme outil de comparaison dans les lexiques des langues autochtones de Nouvelle-France »
30 mars 2027 : Fabien Cavaillé, « Le parallèle des spectacles de France et d'Asie : usages d'une comparaison aux XVIIe et XVIIIe siècles »
27 avril 2027 : Anne Tomiche (Sorbonne Université) (titre à préciser)
25 mai 2027 : Alessandro Buccheri (EPHE), « Situer les dieux dans l’environnement ‘naturel’ ? Esquisse d’un projet comparatiste à partir du polythéisme grec antique (projet ERC POLYBOTA) »
8 juin 2027 : Carole Boidin (Université Paris Nanterre), « L’Âne d’or, un classique nord-africain ? Des études de réception à l’écart ethnopoétique » (titre provisoire)
Source de l'information : Cassandre Martigny



