soutenance

Soutenance de thèse de Lola Sinoimeri – « Écrire (à) la lisière. La production littéraire contemporaine de quatre autrices des migrations balkaniques en Allemagne Suisse et Italie »
: Auditorium de l’Humathèque, Campus Condorcet, Aubervilliers
: 05/05/2026
Chère et chers collègues,

J’ai le plaisir de vous annoncer la soutenance de ma thèse en Littérature comparée, intitulée Écrire (à) la lisière. La production littéraire contemporaine de quatre autrices des migrations balkaniques en Allemagne Suisse et Italie : Marica Bodrožić, Elvira Dones, Anilda Ibrahimi, Melinda Nadj Abonji, sous la direction de Pr. Nadia Setti (Université Paris 8) et Pr. Clara Royer (Sorbonne Université).

La soutenance aura lieu le mardi 5 mai 2026 à 9h à l’Auditorium de l’Humathèque, au Campus Condorcet à Aubervilliers (10, cours des Humanités, 93300 Aubervilliers, métro Front populaire). Elle sera suivie d’un buffet sur place auquel vous êtes chaleureusement convié-es.

Il sera également possible de suivre la soutenance à distance, par le biais du lien zoom suivant : https://campus-condorcet.zoom.us/j/83523497236?pwd=gL3cxs8XQqjjnOisYomYjlP8bi8XWZ.1

Vous trouverez ci-dessous le résumé de la thèse, les mots clés et la composition du jury.

Au plaisir de vous croiser à ma soutenance de thèse ou à l’occasion d’événements scientifiques futurs,

Bien cordialement,

Lola Sinoimeri

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Résumé de la thèse :

Cette thèse porte sur la production littéraire contemporaine de quatre autrices des migrations balkaniques – Albanie et espace post-yougoslave – en Allemagne, Suisse et Italie : Marica Bodrožić, Elvira Dones, Anilda Ibrahimi et Melinda Nadj Abonji. Leurs écritures émergent dans un contexte marqué par l’effondrement des régimes socialistes, les guerres de Yougoslavie, les migrations issues des pays des Balkans vers l’Europe occidentale, et la réactivation, dans les discours médiatiques et politiques, d’un imaginaire balkaniste reléguant la région au statut de marge voire d’Autre de l’Europe.

Ce travail se propose d’analyser les œuvres de ces autrices au prisme de la notion de « lisière », qui constitue le fil rouge de la réflexion. La lisière est à comprendre comme un lieu tout à la fois périphérique et contre-hégémonique à l’égard des normes du centre, et comme un lieu interstitiel, qui met au défi la logique frontalière et, par extension, la communauté nationale. En effet, les quatre autrices interrogent voire déconstruisent les appartenances imposées – partis politiques, nations, langues, corps militaires, régimes de genre et de sexualité – ainsi que la fabrique de la communauté européenne et de ses marges en contextes post-socialistes. Dans le même temps, elles élaborent, depuis l’exil, des formes fragiles et mouvantes de « commun », fondées sur la recherche d’une écriture attentive aux voix des autres, qui connecte des langues, des histoires et des mémoires disjointes voire mises en compétition. Ces pratiques connectives donnent lieu à l’élaboration de « contre-nous », qui transforment la douleur et la stigmatisation en complicité et en résistance face au colonialisme de la représentation, caractéristique des récits que l’Europe occidentale s’évertue à faire des Balkans.

Mots clés : lisière – migrations – Balkans – balkanisme – post-socialiste – littératures transnationales – genre

Composition du jury :

Emmanuel Bouju – Professeur, Université Sorbonne Nouvelle

Daniele Comberiati – Maître de conférences HDR, Université Paul-Valéry (rapporteur)

Myriam Geiser – Maîtresse de conférences, Université Grenoble Alpes

Jasmina Lukić – Professeure, Central European University (rapportrice)

Clara Royer – Professeure, Sorbonne Université (directrice de thèse)

Nadia Setti – Professeure, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis (directrice de thèse)