parution
Engagées : littératures féministes en France et au Québec (1969-1985)
Auteur : Aurore Turbiau
Langue : fr
Éditeur : Presses Universitaires de Lyon
Année de publication : 2026
Site web de référence : https://pul.univ-lyon2.fr/product/show/9782729715052/engagees-litteratures-feministes-en-france-et-au-quebec-19691985
Qu’est-ce que la littérature féministe ? Le livre commence par dire ce qu’elle n’est pas, ou pas vraiment : ni un style (de colère, d’accusation, d’ironie, etc.), ni un thème (les violences faites aux femmes, l’imaginaire d’un monde meilleur), ni non plus l’expression d’une identité sociale ("femme" ou "lesbienne", notions mouvantes). La littérature féministe, qu’il faudrait d’ailleurs nommer au pluriel – le singulier tient au pastiche de Sartre –, est une littérature engagée pour la cause des femmes, contre les dominations propres à, ou liées à, l’ordre social patriarcal. Elle se laisse définir par un geste triplement littéraire, politique et théorique : celui de l’engagement. Engagement de la littérature dans la cause politique des femmes ; engagement dans la littérature de femmes militant pour leur propre cause ; engagement à travers et envers la littérature, comme lieu singulier de l’espace social.
Plus spécifiquement dans ce livre, la catégorie "littératures féministes" désigne le vaste corpus des œuvres littéraires engagées dans les mouvements des femmes français et québécois entre les années 1969 et 1985. Elles appartiennent historiquement à une vaste et contradictoire nébuleuse en mouvement, celle de la cause littéraire des femmes, comme l’ont formulé Audrey Lasserre, Delphine Naudier et Isabelle Boisclair. Ces littératures formulent des théories radicales sur le caractère systémique du patriarcat (entendu dans ce cadre comme l’ordre social global de la domination masculine) : "le féminisme radical est celui qui tente de remonter à la racine de ce qu’on appelle le patriarcat", comme l'expliquait Louky Bersianik. Elles
réfléchissent à ce qu’est, sait ou peut la littérature face à lui.
Parmi ce corpus, l’étude privilégie, au Québec, Nicole Brossard, France Théoret, Louky Bersianik et Madeleine Gagnon (mais également Josée Yvon, Jovette Marchessault), et, en France, Monique Wittig, Hélène Cixous, Françoise d’Eaubonne et Christiane Rochefort (mais également Michèle Causse, Maryvonne Lapouge-Pettorelli). Dans un élan collectif, ces dernières créent un nouveau territoire littéraire, interrogent l’identité "femme" et élaborent depuis leur point de vue spécifique le concept de genre. Elles discutent enfin la place qu’occupent l’insolence et la violence en littérature.
Sommaire en ligne via OpenEdition…
Épigraphe
Note de l’autrice
Le genre de l’engagement
Présentation
Venir à l’écriture
Inventio : faire fonds commun
Dispositio : articuler la cause des femmes
Présentation
Elocutio : situations d/enonciations
Actio : ambivalences du dévoilement
Memoria : af/franchir l’histoire
Présentation
Écrivain/es illisibles ?
Précieuses furieuses : in/filtrer l’ordre linguistique
Faire violence, des/armer l’engagement
1969-1985, un moment féministe de l’engagement
Bibliographie
Index des noms de personnes
Remerciements
Plus spécifiquement dans ce livre, la catégorie "littératures féministes" désigne le vaste corpus des œuvres littéraires engagées dans les mouvements des femmes français et québécois entre les années 1969 et 1985. Elles appartiennent historiquement à une vaste et contradictoire nébuleuse en mouvement, celle de la cause littéraire des femmes, comme l’ont formulé Audrey Lasserre, Delphine Naudier et Isabelle Boisclair. Ces littératures formulent des théories radicales sur le caractère systémique du patriarcat (entendu dans ce cadre comme l’ordre social global de la domination masculine) : "le féminisme radical est celui qui tente de remonter à la racine de ce qu’on appelle le patriarcat", comme l'expliquait Louky Bersianik. Elles
réfléchissent à ce qu’est, sait ou peut la littérature face à lui.
Parmi ce corpus, l’étude privilégie, au Québec, Nicole Brossard, France Théoret, Louky Bersianik et Madeleine Gagnon (mais également Josée Yvon, Jovette Marchessault), et, en France, Monique Wittig, Hélène Cixous, Françoise d’Eaubonne et Christiane Rochefort (mais également Michèle Causse, Maryvonne Lapouge-Pettorelli). Dans un élan collectif, ces dernières créent un nouveau territoire littéraire, interrogent l’identité "femme" et élaborent depuis leur point de vue spécifique le concept de genre. Elles discutent enfin la place qu’occupent l’insolence et la violence en littérature.
Sommaire en ligne via OpenEdition…
Épigraphe
Note de l’autrice
Introduction
Le genre de l’engagement
I. Rassembler
Présentation
Venir à l’écriture
Inventio : faire fonds commun
Dispositio : articuler la cause des femmes
II. Situer
Présentation
Elocutio : situations d/enonciations
Actio : ambivalences du dévoilement
Memoria : af/franchir l’histoire
III. Faire sauter
Présentation
Écrivain/es illisibles ?
Précieuses furieuses : in/filtrer l’ordre linguistique
Faire violence, des/armer l’engagement
Conclusion
1969-1985, un moment féministe de l’engagement
Bibliographie
Index des noms de personnes
Remerciements



