CNU 10e section

Dans la perspective des prochaines élections au CNU, la SFLGC consacre cette page au débat. Sont ici publiées les déclarations d'intentions, les listes et vos propositions pour une réflexion commune sur l'avenir de la 10e section du CNU.

Pour publier vos propositions, écrivez à contact@sflgc.org.

Pour participer au débat, ajoutez un commentaire à la suite de chaque article.

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Profession de foi: LISTE SNESUP-FSU ET SYMPATHISANTS

Le CNU (Conseil national des Universités) est l’instance nationale qui se prononce lors des temps forts qui rythment la carrière des enseignants-chercheurs : qualification aux fonctions de maître de conférences et de professeur des universités, avancement, CRCT, PEDR depuis 2014, « suivi de carrière » depuis 2016, que la 10esection a toujours refusé. Majoritairement composé d’élus, c’est un lieu essentiel d’expression de la communauté universitaire et de défense du service public et du statut de fonctionnaire d’État, qui passe par la gestion nationale de nos carrières, l’affirmation du lien entre l’enseignement et la recherche et la prise en compte de la diversité des conditions d’exercice du métier.
Précisément parce qu’il est une pièce maîtresse du statut qui garantit l’indépendance de fonctionnaires d'État aux enseignants-chercheurs face aux pouvoirs locaux et à leur arbitraire, le CNU est la cible d'attaques récurrentes visant à sa dénaturation, voire à sa disparition.Le projet de loi de “transformation de la fonction publique”,en réduisant les prérogatives des commissions administratives paritaires, dessaisirait le CNU des procédures d’avancement de grade des enseignants-chercheurs : ce serait alors la fin du contingent national de promotions accordées par le CNU. La CPU (Conférence des présidents d’université), quant à elle, cherche à multiplier les procédures dérogatoires, notamment pour les recrutements, et envisage tout simplement de le supprimer. Le SNESUP-FSU s’oppose fermement à cette volonté de régression démocratique et à tout excès de localisme.
Les attaques contre le CNU prennent place dans un contexte de dégradation accélérée des conditions d’enseignement et de recherche particulièrement sensible dans les disciplines littéraires. Depuis la mise en place de la loi sur l’autonomie des universités en 2007, les inégalités entre établissements et disciplines n’ont cessé de s’aggraver. L’évaluation purement comptable de l’intérêt des formations pèse lourdement sur les UFR et départements de lettres, a fortioridans les universités de taille moyenne, qui voient leurs effectifs fondre, et avec eux la possibilité de défendre des enseignements disciplinaires de qualité. La menace du collège universitaire ou les nécessités budgétaires sont partout brandies pour justifier des cures d’austérité drastiques : fermeture des masters recherche, transformation des CM en fichiers pdf ou vidéos, cours de licence « en autonomie » (c’est-à-dire sans professeurs), renvoi des vacataires sans préavis, services modalisés en fonction du nombre d’étudiants, disparition des postes administratifs désormais assurés par des enseignants-chercheurs, budgets faméliques pour l’organisation de journées d’étude ou les frais de mission, gel, mutualisation ou suppression des postes. La réforme « Bienvenue en France », à laquelle la 10esection s’est unanimement opposée, augure d’une possible augmentation des frais de scolarité pour tous les étudiants qui ne fera qu’aggraver les inégalités présentes.
Défendre la littérature comparée dans ce contexte politique particulièrement hostileaux humanités, à la diversité des langues et des cultures, notamment minoritaires, et à l’idée même de recherche en littérature, c’est réaffirmer le caractère national et indépendant des qualifications des enseignants-chercheurs, quelle que soit l’université dans laquelle ils exercent, et défendre l’égalité d’accès des étudiants à notre discipline sur tout le territoire. Parce que le CNU est une instance nationale composée d’élus venant de nombreuses universités et représentant une pluralité d’approches et d’expériences, nous pensons qu’il peut proposer un état des lieux de la littérature comparée prenant en compte à la fois l’évolution des aspects scientifiques de la recherche et les conditions concrètes d’exercice des enseignants-chercheurs. Nous nous engageons collectivement à tout mettre en œuvre pour résister aux injonctions locales ou ministérielles qui affaiblissent notre discipline, notre métier et nos valeurs.

Nous avons besoin d’un CNU combatif, prenant clairement position

pour la défense du service public, l’égalité et l’indépendance des fonctionnaires et la place des humanités dans l’enseignement supérieur.

Nous appelons tous nos collègues à voter pour montrer le soutien de la communauté universitaire à cette instance nationale, collégiale et paritaire qui en est l’émanation.

 

Nos actions au cours de la précédente mandature :

Par leurs actions au sein des sections CNU, mais aussi par leur investissement dans les bureaux de section et à la CP-CNU, nos élu·e·s ont respecté leurs engagements tant au niveau de la reconnaissance de toutes les activités des EC que de la prise en compte de la situation individuelle des personnes. Nos élu·e·s ont :
- défendu la publication des critères d'évaluation des dossiers de candidatures ; rappelé et garanti les positionnements déontologiques ;
- refusé le caractère obligatoire et systématique du suivi de carrière, qui n’a pas été mis en œuvre dans la section 10 ;
- proposé de nombreuses motions demandant une augmentation du nombre de CRCT, promotions et PEDR mais également dénonçant le suivi de carrière, la loi ORE et l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants étrangers.

 

Nos revendications

    • Qualification

La politique de gels de postes des établissements entraîne un gâchis humain et scientifique considérable. En 2017, seulement 7 % de qualifiés MCF et 11 % de qualifiés PU ont eu un poste par concours.
Le SNESUP-FSU revendique des créations de postes de MCF et PU et défend la qualification, en tant que reconnaissance nationale de l’aptitude à l’exercice des missions d'enseignant-chercheur.

    • Suivi de carrière

Un dispositif boycotté par 75 % des collègues concernés en 2018.
La 10e section s’est refusée à mettre en œuvre le suivi de carrière en 2017, 2018 et 2019. Nous continuerons à nous y opposer, ainsi qu’à toute modulation de service.

    • Promotions

Le taux de promotion qui n’a pas changé depuis 2011 décourage nombre d’EC de candidater.
Le SNESUP-FSU défend une augmentation des promotions et le déroulement d’une carrière sur au moins deux grades pour tous les MCF et les PU. Il dénonce le passage au choix pour les échelons exceptionnels.

    • CRCT

Le contingent CNU dépend du nombre de CRCT accordés par les établissements dans l’année antérieure, ce qui a entraîné une diminution continue (-10 % en 8 ans).
Le SNESUP-FSU revendique à l’inverse une augmentation du nombre de CRCT tant au niveau local que national ainsi qu’un contingent CRCT supplémentaire suite à un congé de maladie, parental ou une mission d'intérêt collectif.

    • Prime d’Encadrement Doctoral et de Recherche

La PEDR installe un système concurrentiel délétère et un traitement inégalitaire puisque les modalités d’attribution sont très disparates d’un établissement à l’autre.
Le SNESUP-FSU s’oppose à la politique d’individualisation des rémunérations et de mise en concurrence des enseignants-chercheurs. Il dénonce la logique des primes qui ne sauraient compenser la dégradation de nos carrières et la baisse continue du pouvoir d’achat des enseignants-chercheurs. Néanmoins, dans le cadre contraint existant, le SNESUP-FSU défend l’examen national et transparent des dossiers par le CNU ainsi que des modalités d’attribution et un montant de prime identiques pour tous.

Nos engagements

    • Sur le fonctionnement des sections et des membres du CNU

- Respecter et promouvoir un fonctionnement éthique, transparent et démocratique des sections CNU ;
- Défendre au sein de la CP-CNU des règles de déontologie communes à l’ensemble des sections ;
- Ne pas utiliser sa position d'élu à des fins personnelles ;
- Refuser l’autopromotion et l’auto-attribution de congés aux membres du CNU pendant la durée de leur mandat ;
- Mettre en débat et rendre publics les critères pris en compte dans l'examen des dossiers ;
- Rédiger et diffuser des comptes rendus permettant de prendre connaissance de l’activité des sections.

    • Sur l’améliorationdes conditions d’exercice du métier

- Mettre en débat des propositions concrètes pour promouvoir l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, tenir compte des interruptions de carrières et veiller à la représentation des femmes dans les promotions ;
- Agir pour l’augmentation du contingent de congés de recherche ou de reconversion thématique.
- Prendre en compte la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé.

    • Sur l’analyse des dossiers et la défense des collègues

- Défendre la prise en compte de l'ensemble des activités tout au long de la carrière de l’EC : enseignement sous toutes ses formes ; recherche y compris interdisciplinaire ou émergente ; diffusion des connaissances scientifiques ; activité et responsabilités administratives, électives ;
- Apprécier les activités à l’aune des moyens mis à disposition de l’EC sans prendre comme étalon les dossiers des collègues qui bénéficient de conditions exceptionnelles (chaire d'excellence, IDEX, IUF...) ;
- Prendre en considération les conditions particulières d’exercice de toutes les missions des EC (IUT, sites délocalisés, isolement géographique ou thématique, etc.) ;
- Défendre la diversité des approches épistémologiques, théoriques, méthodologiques au sein de notre discipline ; combattre toute normalisation des pratiques de recherche et des modes de diffusion des résultats ; défendre et promouvoir l’usage de la langue française ;
- Défendre une analyse qualitative des dossiers et ne pas se cantonner à l’aspect bibliométrique quantitatif ni aux seules listes de publications reconnues par l’HCERES ; continuer de refuser le classement des revues.
- Refuser toute grille d'évaluation automatique sous forme de lettres ou chiffres ; lutter contre la logique d’excellence ;
- Conseiller les collègues qui le souhaitent lors de la constitution de leur dossier et les informer à l’issue de la session CNU dans le respect de la confidentialité des débats.

 

Profession de foi Snesup CNU 10

LISTE SNESUP-FSU ET SYMPATHISANTS- RANG A
Isabelle Krzywkowski - Université Grenoble Alpes
Isabelle Durand - Université Bretagne-Sud
Apostolos Lampropoulos - Université Bordeaux Montaigne
Sylvie Camet - Université de Lorraine
Jean-Paul Engelibert - Université Bordeaux Montaigne
Christine Baron - Université de Poitiers
Juliette Vion-Dury - Université Paris 13
Denis Mellier - Université de Poitiers
Laurence Dahan-Gaida - Université de Franche-Comté
Bertrand Westphal - Université de Limoges
Crystel Pinçonnat - Université Aix-Marseille
Florence Godeau - Université Lyon 3 Jean Moulin

LISTE SNESUP-FSU ET SYMPATHISANTS- RANG B
Raphaelle Guidée - Université de Poitiers
Judith Sarfati Lanter - Université Sorbonne Université
Yen-Mai Tran-Gervat - Université Sorbonne nouvelle Paris 3
Eve de Dampierre - Université Bordeaux Montaigne
Gaëlle Loisel - Université Clermont Auvergne
Alison Boulanger - Université de Lille
Benoit Tane - Université Toulouse Jean Jaurès
Charles Brion - Université de La Rochelle
Frédéric Sounac - Université Toulouse Jean Jaurès
Frédérik Detué - Université de Poitiers
Chloé Conant-Ouaked - Université de Limoges
Christine Pouzoulet - Université Montpellier Paul Valéry

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Profession de foi: LISTE « PROMOUVOIR LA LITTÉRATURE GÉNÉRALE ET COMPARÉE »

La liste « Promouvoir la littérature générale et comparée » est une liste disciplinaire non-syndicale. L’expertise de ses membres reposera sur l’estimation de la qualité et de la pertinence des recherches et des enseignements menés dans le domaine de la littérature générale et comparée.Les membres élus de cette liste s’engageront à ne pas solliciter de promotions ou de congés pour eux-mêmes sur les contingents dont disposera le Conseil National des Universités (CNU).

Le CNU, dans l’expertise des dossiers de qualification notamment, est un lieu privilégié pour l’observation de l’évolution des objets et des méthodes de notre discipline. La liste « Promouvoir la littérature générale et comparée » est constituée de comparatistes dont les domaines de spécialités sont variés et dont l’expertise en matière de recherches émergentes ou novatrices est reconnue. Elle participera autant que faire se peut à l’élaboration des contours d’une discipline qui évolue sans cesse.

Les projets de « laboratoires d’excellence » et la politique de fusion des établissements du supérieur fragilisent souvent les disciplines littéraires au sein de grands ensembles universitaires et promeuvent une « transversalité » des recherches où les sciences humaines en général et les études littéraires en particulier peinent à trouver leur place. La volonté politique récente d’augmenter les droits d’inscription des étudiantes et étudiants extra-communautaires ne contribuera pas à faciliter les échanges culturels, linguistiques et scientifiques qui sont le fondement même de la pratique de la littérature générale et comparée.

Les membres de la liste « Promouvoir la littérature générale et comparée », conscients du rôle essentiel que doit jouer le CNU au cours des prochaines années pour maintenir et développer l’enseignement et la recherche littéraires en général, s’engagent à veiller au rayonnement et à la spécificité de la littérature générale et comparée et à rappeler l’importance des échanges linguistiques et culturels.

Conscients des menaces qui pèsent régulièrement sur le CNU au nom de l’autonomie des universités, les membres de la liste « Promouvoir la littérature générale et comparée » sont profondément attachés à une expertise nationale et disciplinaire des dossiers des candidats comparatistes.

Les spécialités des enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs réunis sur la liste « Promouvoir la littérature générale et comparée » reflètent la diversité des champs de recherche et des approches théoriques qui composent ou composeront la littérature générale et comparée. Elles représentent de nombreuses aires linguistiques et culturelles et accueillent les langues dites « rares ».

Les membres de cette liste sont issus de l’ensemble du territoire et représentatifs de la diversité des situations universitaires françaises. Ces membres savent que dans le contexte créé par l’application de la loi LRU et face à la dégradation des conditions de travail des enseignantes-chercheuses et des enseignants-chercheurs, le CNU demeure la seule instance nationale, majoritairement composée d’élues et d’élus, qui puisse garantir l’équité de traitement sur le territoire et assurer la visibilité de notre discipline.

Les missions du CNU sont nombreuses. Le CNU doit se prononcer sur la qualification des candidates et candidats aux fonctions de professeur et de maître de conférences. Il participe à l’avancement des enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs titulaires, en attribuant des promotions, des congés pour recherche et conversions thématiques et des validations de services. Il est, depuis 2014, chargé de donner un avis sur les dossiers de demande de la prime d’encadrement doctoral et de recherche (PEDR), dont l’attribution reste du seul ressort des universités.

À ces missions effectives s’est ajoutée, selon le décret 2009-461 du 23 avril 2009, l’évaluation récurrente et obligatoire des enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs. La 10esection s’est prononcée de façon régulière contre une telle évaluation et les membres de notre liste s’engagent à rester mobilisés et vigilants dans ce combat.

Dans l’exercice de ces différentes missions, les membres de la liste « Promouvoir la littérature générale et comparée » s’engagent à faire valoir exclusivement des critères scientifiques qualitatifs et à refuser toute lecture strictement quantitative des dossiers

La raréfaction des postes d’enseignantes-chercheuses et d’enseignants-chercheurs en littérature générale et comparée fait qu’un trop grand nombre d’excellents docteurs et excellentes docteures ayant obtenu la qualification peinent à être recrutés dans l’université française. Le nombre de collègues Habilités et Habilitées à Diriger des Recherches augmente dans une conjoncture où les postes de Professeurs sont peu nombreux et souvent sont supprimés. Les membres de la liste s’engagent à réfléchir aux moyens de défendre l’enseignement et la recherche en littérature générale et comparée dans l’université française et à alerter les autorités de tutelle sur l’insuffisance des postes ouverts au recrutement.

Les membres de la liste « Promouvoir la littérature générale et comparée » s’engagent à ce que la répartition des possibilités d’avancement des maîtres de conférences à la hors-classe et à la classe exceptionnelle et des professeurs à la 1èreclasse et à la classe exceptionnelle soit fondée, tout comme l’attribution des congés sabbatiques, sur des critères scientifiques équitables et explicites. Ils feront remonter auprès de nos instances de tutelle l’insuffisance des contingents alloués. Ils rendront compte régulièrement et publiquement des décisions prises.

 

Listes « PROMOUVOIR LA LITTERATURE GENERALE ET COMPAREE ». Collège A :

      1. Anne-Gaëlle Robineau-Weber
      2. Guy Ducrey
      3. Anne Tomiche
      4. Clotilde Thouret
      5. Yves Clavaron
      6. Henri Garric
      7. Anne Duprat
      8. Vincent Ferré
      9. Dominique Peyrache-Leborgne
      10. Florence Fix
      11. Christophe Imbert
      12. Caroline Fischer
      13. Claire Lechevalier
      14. Karl Zieger
      15. Nathalie Prince
      16. Emmanuel Bouju

 

 

« PROMOUVOIR LA LITTERATURE GENERALE ET COMPAREE ». Collège B :

      1. Emilie Picherot
      2. Cyril Vettorato
      3. Patrick Werly
      4. Céline Barral
      5. Bertrand Guest
      6. Anne-Isabelle François
      7. Anna Fialkiewicz-Saignes
      8. Nicolas Corréard
      9. Carole Boidin
      10. Marik Froidefond
      11. Audrey Giboux
      12. Delphine Rumeau
      13. Enrica Zanin
      14. Danielle Perrot-Corpet
      15. Cécile Gauthier

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